Expédition inaugurale : escale à Sainte-Hélène

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Sainte-Hélène, une pépite au microcosme fascinant

Pendant son escale de 9 jours à Sainte-Hélène, l’équipage de Blue Observer a eu l’opportunité de découvrir ce territoire britannique d’outre-mer situé en Atlantique Sud à environ 1 900 kilomètres à l’ouest de la Namibie et 3 300 kilomètres de la ville de Recife au Brésil. Au mouillage dans la baie de Jamestown, le voilier Iris a suscité la curiosité des insulaires. Ce n’est qu’au bout de 48 heures de quarantaine – restrictions covid obligent – que notre équipage a pu fouler le sol de cet îlot de 122 kilomètres carrés. L’accueil a été particulièrement chaleureux.

Chaque membre d’équipage a pu se familiariser avec la vie insulaire en multipliant les rencontres avec enthousiasme. Après avoir fait la connaissance du Consul de France et déjeuné avec le gouvernement local – Premier Ministre et Vice Ministre – l’équipage est parti à la découverte de cette île fascinante.

Un séjour dense qui restera gravé dans la mémoire de chacun. Et une envie irrépressible de revenir pour mener des missions scientifiques dans cette région isolée du monde.

A la rencontre des scientifiques

Hugues de Kerdrel et Eloïse Le Bras sont partis à la rencontre de James et Kenickie Andrews, biologiste marin du National Trust of St Helena. Ils mènent des recherches scientifiques et océanographiques sur l’île. Un échange captivant ! A tel point qu’ils sont partis ensemble opérer une plongée au Nord-Est de l’île. C’est à cette occasion qu’ils ont pu observer des requins-baleines.

Une présentation aux collégiens

Eloïse Le Bras est partie à la rencontre des collégiens de l’île pour présenter le projet de Blue Observer et expliquer les activités de microbiologie menées à bord du voilier pendant l’expédition.

  • L’étude des relations entre l’océan et l’atmosphère grâce à la récolte d’aérosols marins.
  • L’intérêt de récolter des aérosols et des échantillons d’eau de mer dans des zones maritimes peu fréquentées pour développer des produits dans les secteurs de la cosmétique, de la nutraceutique et de la pharmaceutique.

Une île volcanique, entre lande écossaise et végétation tropicale

Se dégourdir les jambes après 36 jours de navigation est devenu nécessaire pour l’équipage qui s’est lancé à l’assaut des pics de l’île. C’est dans un décor à la fois semi-désertique et luxuriant que la magie a opéré. L’île recèle de nombreuses espèces animales et végétales endémiques.

C’est aussi le lieu où vit le plus vieil animal terrestre vivant : Jonathan, une tortue de 190 ans. Originaire des Seychelles, elle réside à Sainte-Hélène depuis 1882 et a vu se succéder de nombreux gouverneurs britanniques.

Une île chargée d'histoire

Un passage obligé par l’enclave française de l’île ! L’équipage a visité Longwood House et la mythique Vallée du Tombeau où Napoléon fut inhumé en 1821. Un écho au Canot de l’Empereur qui a pris ses quartiers à Brest en 2018, port d’attache de notre voilier.

Autrefois passage obligé des navires de la Compagnie des Indes, Sainte-Hélène était un port de ravitaillement. Elle pouvait voir passer jusqu’à 1000 bateaux par an. Elle a fasciné de nombreux explorateurs et poètes tels que James Cook ou Charles Darwin. Bernard Moitessier évoque aussi Sainte-Hélène dans son ouvrage Vagabond des mers du sud « et juste avant le coucher du soleil, alors que le doute me rongeait déjà, Sainte Hélène est sortie doucement de la mer… ».

Crédits photos : Baptiste Langlois Meurinne